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Mémoires > LAVOISIER, Instructions sur l'agriculture pour les Assemblées provinciales, 1893 (1787).
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grains à l'étranger avec les restrictions convenables et que sa sagesse a exigées.

Pendant que Sa Majesté jetait en quelque façon, par ces deux lois, les fondements de 
la prospérité de l'agriculture, elle ne négligeait autan des détails propres à en 
accélérer les progrès. Elle a cru devoir joindre aux lumières de son conseil celles de 
quelques savants qui réunissent à la fois les connaissances pratiques de l'agriculture 
à celles d'administration ; des mémoires successivement rédigés sur presque toutes 
les parties de l'agriculture, une correspondance active établie avec un grand nombre 
de curés, de seigneurs et de cultivateurs, ont commencé à mieux faire connaître l'état 
de l'agriculture en France, ses besoins, les encouragements qui lui sont nécessaires, 
la quantité de ses productions annuelles et leur distribution dans les différentes 
classes de la société : en même temps, l'activité rendue à quelques sociétés 
d'agriculture, notamment à celle de paris, a répandu l'émulation et les lumières ; des 
comices d'agriculture se sont établis dans plusieurs cantons de la généralité de 
Paris ; des instructions ont été publiées ; des graines ont été distribuées, et de 
nouvelles cultures ont été introduites dans des provinces où elles avaient été 
jusqu'alors inconnues.

Mais tous ces efforts pourraient ne produire que des effets lents et tardifs, peut-être 
même insuffisants, sans les secours que Sa Majesté espère trouver dans le zèle et 
dans les lumières des Assemblées provinciales. L'objet du Roi, en ordonnant la 
rédaction de cette instruction, a été de mettre sous leurs yeux le tableau des 
principaux objets qui doivent fixer leur attention relativement, à l'agriculture. Il est 
impossible sans doute de les indiquer tous ; mais il n'en est que plus nécessaire de 
fournir une première base aux travaux des Assemblées provinciales sur cet objet si 
important, jusqu'à ce que le temps et la discussion aient procuré des lumières plus 
étendues.

En comparant les différentes provinces de France tant entre elles qu'avec celles des 
royaumes voisins dont l'agriculture est la plus florissante, on est bientôt convaincu 
que, si les récoltes sont médiocres,

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