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Mémoires > LAVOISIER, Mémoire sur la combustion des chandelles dans l'air atmosphérique et dans l'air éminemment respirable, 1862 (1777).
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rable que les chandelles et les bougies, puisqu’il peut épuiser les quatre cinquièmes 
de l’air pur contenu dans l’air de l’atmosphère ;

5° Que le pyrophore porte encore son action plus loin, et qu’il paraît convertir presque 
totalement en air fixe la quantité d’air pur que contient l’air de l’atmosphère.

Je pourrais porter beaucoup plus loin toutes ces conséquences, et faire voir que 
l’acide crayeux aériforme qui se forme pendant la combustion des chandelles et des 
bougies n’est autre chose que l’air inflammable qui se dégage de la chandelle ou 
bougie, plus l’air éminemment respirable dans lequel se fait la combustion, moins 
une portion considérable de la matière du feu qui entrait dans la composition des 
deux airs primitifs ; mais les preuves que je pourrais apporter de ces assertions 
supposent des connaissances que mes lecteurs ne peuvent avoir encore, et je suis 
obligé de suspendre le développement de cette théorie, jusqu’à ce que j’aie prouvé, 
d’une part, l’existence de la matière du feu dans tous les fluides aériformes, et que 
j’aie fait voir, d’une autre, comment on peut former de l’acide crayeux aériforme en 
combinant l’air inflammable avec la base de l’air éminemment respirable.

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