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Mémoires > LAVOISIER, Expériences sur la respiration des animaux et sur les changements qui arrivent à l'air par leur poumon, 1862 (1777).
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EXPÉRIENCES SUR LA RESPIRATION DES ANIMAUX ET SUR LES CHANGEMENTS QUI ARRIVENT A L’AIR EN PASSANT PAR LEUR POUMON (1).
De tous les phénomènes de l’économie animale, il n’en est pas de plus frappant ni de plus digne de l’attention des physiciens et des physiologistes, que ceux qui accompagnent la respiration. Si, d’un côté, nous connaissons peu l’objet de cette fonction singulière, nous savons, d’un autre, qu’elle est si essentielle à la vie, qu’elle ne peut être quelque temps suspendue, sans exposer l’animal au danger d’une mort prochaine. L’air, comme tout le monde sait, est l’agent, ou plus exactement, le sujet de la respiration ; mais, en même temps, toutes sortes d’air, ou plus généralement toutes sortes de fluides élastiques, ne sont pas propres à l’entretenir, et il est un grand nombre d’airs que les animaux ne peuvent respirer sans périr aussi promptement au moins que s’ils ne respiraient point du tout. Les expériences de quelques physiciens, et surtout celles de MM. Hales et Cigna, avaient commencé à répandre quelque lumière sur cet important objet ; depuis, M. Priestley, dans un écrit qu’il a publié l’année dernière à Londres, a reculé beaucoup plus loin les bornes de nos connaissances, et il a cherché à prouver, par des expériences très-in-[très-ingénieuses]

(1) Mémoire lu à l’Académie des sciences le 3 mai 1777. (Mémoires de l’Académie 
des sciences, année 1777, p. 185.)
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