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Ouvrages > LAVOISIER, Traité élémentaire de chimie, 1864 (1789).
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cette combinaison qu’est due la couleur verte des feuilles et la diversité de couleurs 
des fleurs. Il est au moins certain que les plantes qui croissent dans l’obscurité sont 
étiolées, et qu’elles sont absolument blanches ; qu’elles sont dans un état de 
langueur et de souffrance, et qu’elles ont besoin, pour reprendre leur vigueur naturelle 
et pour se colorer, de l’influence immédiate de la lumière.

On observe quelque chose de semblable sur les animaux eux-mêmes ; les hommes, 
les femmes, les enfants, s’étiolent jusqu'à un certain point dans les travaux 
sédentaires des manufactures, dans les logements resserrés, dans les rues étroites 
des villes. Ils se développent au contraire, ils acquièrent plus de force et plus de vie, 
dans la plupart des occupations champêtres et dans les travaux en plein air.

L’organisation, le sentiment, le mouvement spontané, la vie, n’existent qu’à la surface 
de la terre et dans les lieux exposés à la lumière. On dirait que la fable du flambeau 
de Prométhée était l’expression d’une vérité philosophique qui n’avait point échappée 
aux anciens. Sans la lumière, la nature était sans vie, elle était morte et inanimée : un 
Dieu bienfaisant, en apportant la lumière, a répandu sur la surface de la terre 
l’organisation, le sentiment et la pensée.

Mais ce n’est point ici le lieu d’entrer dans aucuns détails sur les corps organisés ; 
c’est à dessein que j’ai évité de m’en occuper dans cet ouvrage, et c’est ce qui m’a 
empêché de parler des phénomènes de la respiration, de la sanguification et de la 
chaleur animale. Je reviendrai un jour sur ces objets.

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